DE RETOUR EN FRANCE

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Après avoir traversé l’Allemagne en une journée, nous voilà en France. Etrange sentiment…

Nous sommes heureux de retrouver mes parents après ces quelques mois!! Nous les retrouvons à Masevaux dans le sud des Vosges.

Nous profitons des paysages et des randonnées que cette belle région offre.

 

Jeudi 28 juillet: nous découvrons le fabuleux musée de l’automobile (musée des frères Schlumpf), l’une des plus grosses collections existantes. La collection retrace l’histoire de l’automobile, des voitures de tourisme aux voitures de courses  du 19ème au 21ème siècle. Elle est le fruit de l’acharnement et de la passion de Fritz Schlumpf (alors grand industriel du textile) qui faisait venir les voitures par train entier dans ses entrepôts de Mulhouse. Les bugatti sont ici à l’honneur.

 

Nous retrouvons nos amis, Guilhem et Noémie et leurs filles,quittés il y a quelques mois juste avant que nous abordions l’Italie. Au programme, farniente…

 

Lundi 1 août: lac d’Alfed et ballon d’Alsace.

Mercredi 3 août: il est temps de rentrer et de dire au revoir aux copains. Nous roulons et faisons halte le soir à Chablis.

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Jeudi 4 août: nous roulons toute la journée et arrivons au Pallet en fin de journée après avoir fait une dernière halte non loin de Doué la Fontaine. Une page se tourne…

Nous retrouvons notre maison avec plaisir mais non sans appréhension. Il va falloir se réaclimater!

La seule chose qui nous a manqué et que nous sommes vraiment heureux de retrouver, c’est notre lit… Pour le reste, difficile à dire.

Nous tirerons les conclusions de ce voyage…dans un prochain article.

LES COULISSES DU VOYAGE

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Voici une petite retrospective de ce qui a aussi été notre quotidien durant ces six mois. Nous nous sommes enivrés de paysages, nous avons fait de belles, même de très belles rencontres et tout cela en famille. Mais ce voyage nous a aussi mis à l’épreuve… pour mieux savourer les bons moments.

AUTRICHE (DU 14 AU 21 JUILLET)

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14 juillet: arrivée en Autriche en fin d’après-midi. Nous faisons halte à Furstenfeld dans une zone industrielle à défaut de mieux.

Dire qu’à ce moment, un drame se trame en France…

15 juillet:

Nous prenons l’autoroute avec la ferme intention de bien avancé car le temps file… Pause déjeuner le long du Völkermarkter see (lac).

Nous errons l’après-midi le long du photogénique Millstätter see. Campings complets, pas un espace pour approcher les bords du lac. Nous repartons donc vers le Faaker see qui ne nous offre pas plus de place. Les espaces libres et les parkings sont tous interdits aux campings car probablement en réponse au nombre énorme de touristes qui affluent ici l’été.

Nous finissons par trouver une place à côté d’un cirque en espérant se fondre parmis les camions… Les enfants se sont réjouis d’être à côté de lamas. Minos était plus sceptique…

 

Samedi 16 juillet:

Nous empruntons de nouveau l’autoroute jusqu’à Bischofschofen, haut lieu du saut à ski où nous faisons notre halte du midi.

Nous finissons notre route quotidienne à Neukirchen où nous trouvons une aire de camping car appartenant à un restaurant avec une vue imprenable sur la vallée. Nous y passerons deux nuits, le temps de se promener et de découvrir ce lieu incroyable.

 

Lundi 18 juillet:

Chacun vaque à ses occupations avant de repartir non loin d’ Innsbrück où nous devons rejoindre Aurélie, ancienne camarade de l’IFEPS.

 

Mais les cols qui nous séparent de Patsch où nous devons nous rendre nous obligent à remettre beaucoup de liquide de refroidissement pour éviter la surchauffe. Je suis en permanence en train de scruter le thermomètre du moteur… Mais les paysages sont somptueux!!

 

Nous retrouvons Aurélie et son mari Andréas dans leur petit paradis, encore en construction.

Quelques photos pour illustrer leur quotidien les mois d’été. On est heureux d’en avoir profité!!

Nous dormons sur un parking normalement interdit aux campings car. Un texto plus tard au maire de la commune et nous avons l’autorisation d’y rester… J’aimerais avoir les mêmes rapports avec mon maire.

 

19 juillet: nous allons voir un garagiste à Hall in Tirol non loin d’Innsbrück mais celui-ci ne peut nous prendre que le lendemain. Nous n’arrivons même pas à remonter chez nos amis. Journée sur les hauteurs de Hall in Tirol.

 

20 juillet: après quelques observations et quelques contrôles, le garagiste suspecte une défaillance de notre bouchon de radiateur. Nos embêtements  commencés il y a quelques mois seraient dûs à cette si petite pièce?

Nous croisons les doigts, achetons un autre bouchon et allons nous promener à  Hall in Tirol le matin, petite cité de charme et à Innsbrück l’après-midi, ville qui accueillit les jeux olympiques à deux reprises en 1964 et 1976.

Après cette longue journée, nous retournons à Patsch rejoindre Aurélie et Andréas. Et après une belle ascencion, nous nous rendons compte que le problème de refroidissement n’est pas résolu…

Tant pis nous ferons avec jusqu’à notre retour!!

 

Jeudi 21 juillet: nous partons nous promener sur les hauteurs de Patsch où l’on peut admirer les vallées et les sommets environnants.

On repart de Patsch dans l’après-midi avec un itinéraire que nous a conseillé Aurélie et qui doit nous permettre de ne pas trop grimper. Nous roulons donc jusqu’au lac de Constance sans problème, et nous le contournons par le nord. Notre dernière étape autrichienne se fera à Bregenz juste avant la frontière, que nous traverserons sans même nous en rendre compte.

On quitte l’Autriche des paysages plein la tête. Hélas, entre les problèmes du moteur et la fatigue nerveuse que nous avons accumulée, nous n’avons pu les apprécier à leur juste valeur. On retient quand même les couleurs d’une rare intensité, et la chaleur et la gentillesse des autrichiens que nous avons rencontré et notamment d’Aurélie (t’es un peu autrichienne maintenant….) et Andréas.

Merci pour votre accueil, ça nous a fait du bien!!

 

Donc pour aborder l’Autriche en camping-car:

niveau de vie à peu près équivalent à celui de la France normalement. On a plutôt trouvé la vie un peu plus chère sauf le gasoil qui est bon marché (autour d’un euro). Pas de problème pour s’arrêter et pour dormir sauf aux abords des sites touristiques où les campings vous accueillent.

Vignette obligatoire pour les autoroutes (10 euros pour 10 jours pour un camping car de 3t5).

 

 

Vendredi 22 juillet: nous traversons l’Allemagne par Freeburg et arrivons en France, à Masevaux exactement, dans les Vosges en fin d’après-midi où nous rejoignons mes parents.

La conclusion dans le prochain épisode.

LA HONGRIE ( DU 6 AU 14 juillet)

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Mercredi 6 juillet: nous voilà en Hongrie.

De nouveau, notre premier obligation sera de changer des euros en forint.

Comme dans les autres pays qui n’ont pas adopté l’euro, les bureaux de change sont légion. Il faut les privilégier car ils ne prennent pas de commission à la différence des banques.

Jeudi 7 juillet:

Après avoir passé une première nuit dans une petite bourgade non loin de la frontière, nous atteignons Tokaj petit bourg très réputé pour le vignoble (de 6000 hectares) qui l’entoure  et un des vins qu’il produit, le tokaj aszu (plus connu en France sous le nom de Tokay), l’une des plus ancienne classification. C’est un vin doux réputé pour être l’un des meilleurs du monde du fait de l’exposition des parcelles, de la composition de la terre et du micro-climat spécifique de la région. On confirme, c’est excellent!!

La dénomination « vin de Tokaj » n’est autorisée que pour quatre cépages:

furmint, muscat, orémus et harslevelu produisant également des vins secs excellents.

Nous nous installons au camping pour trois jours.

 

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Samedi 9 juillet:

Nous quittons le vignoble pour Miskolc, ville réputée pour ses bains. En effet, la Hongrie est une véritable mer d’eaux thermales avec près de 1300 sources (plus de 100 se trouvent à Budapest) et environ 70 communes qui ont bâti une véritable économie sur les bains. Nous allons découvrir qu’ici, l’activité thermale est un art de vivre. On va aux bains en famille et tout est fait pour que tout ce petit monde y trouve son compte. Certains bains se transforment ainsi en véritable « parc aquatique ».

 

Lundi 11 juillet:

Après cette étape régénérante, nous quittons Miskolc pour Eger, une très belle ville de style baroque avec des bâtiments construits au 18 et 19ème siècle de style rococo, néoclassique et zopf… Bref, c’est massif parfois même un peu présomptueux et en même temps très fin dans certains détails (c’est notre point de vue!).

Cette ville est également entourée d’un vignoble produisant le « sang de boeuf » vin tanique et paraît-il très bon. On se devait donc de le goûter!!

Après s’être donc promenés dans la ville, nous filons vers les caves si typiques situées en périphérie.

Pour ceux que ça intéresse:

Barocsi Boraszat és Borozo

Cgt: Dr. Barocsi Zoltan

3300 Eger, Szépasszonyvölgy Kokut utca 20.

Tel: +36703157839

 

Mardi 12 juillet:

Nous arrivons à Budapest en fin d’après-midi. Capitale à taille humaine,ville incroyable par sa beauté et par l’ambiance qui y règne. On ne saurait trop vous recommander d’y aller… En tout cas nous, on a adoré!!

Ce soir là, en plus de notre récurrent problème de refroidissement, c’est le marche-pied du camion qui nous lâche…

Nous reprenons la route tard le soir après une belle promenade dans un parc qui surplombe Budapest avec une vue imprenable sur la ville. Avis aux amoureux!

Nous faisons halte au bord du lac de Velance, épuisés…

Le lendemain, nous partons en direction du lac Balatom, véritable petite mer et lieu privilégié de villégiature de nombreux hongrois et allemands. Et nous sommes mi-juillet (on avait oublié…)

Arrivés aux abords du lac on comprend pourquoi, l’eau incite à la baignade avec sa belle couleur.

Après ces deux journées au bord du lac nous roulons direction l’Autriche à quelques 100 kilomètres. Nous y arrivons le soir.

Une autre page se tourne et encore un beau pays traversé que l’on conseille à tous ceux qui veulent se prélasser dans des eaux chaudes bénéfiques, qui veulent boire du bon vin et visiter quelques belles villes comme Budapest que l’on classe parmis les plus belles villes (capitales) que nous ayons eu à visiter. Et le dernier pays bon marché…. à moins que les choses aient changé?

Monnaie: toujours pas l’euro

1 euro= 331 florints sans commission(bon courage!)

camping sauvage autorisé

sécurité: RAS

Vignette à acheter mais uniquement si l’on utilise le réseau autoroutier

Taux d’alcool autorisé: 0…

 

Roumanie ( du 4 au 6 juillet)

Lundi 4 juillet: après avoir visité Bistrita, nous roulons vers la région des Maramures que nous atteignons en fin d’après-midi. Petit à petit, les paysages se vallonnent, les maisons se parent de bois…

Le portail d'entrée dans cette région.
Le portail d’entrée dans cette région.

Viseu de Sus, point de départ du « train des bûcherons » qui empreinte une ligne construite dans la vallée de la Vaser pour rejoindre Comanu, camp de base des bûcherons. Cette ligne a été construite entre 1930 et 1933 pour les besoins du transport de bois, activité toujours d’actualité à l’heure actuelle, sauf que l’été, les locomotives à vapeur sont ressorties des hangars pour les touristes. Hélas avec les enfants, la durée du trajet (une journée) nous refroidit.

 

Après cette halte, nous roulons jusqu’à Leud pour y admirer une très belle église en bois. Nous ferons halte le soir à Botiza, village réputé pour le tissage de tapis traditionnels.

Le lendemain, nous observons le travail de fauchage et de stockage de l’herbe fraîchement coupée. Tout cela se fait en famille avec une technique que l’on ne voit qu’ici. Puis nous allons à la rencontre d’une femme qui tisse elle-même ses tapis, savoir-faire emblématique de ce village et de cette région, hélas en perdition. Nous ne repartirons pas les mains vides…

Halte à Sighetu Marmatiei pour faire réparer le pare-choc mais surtout pour visiter le Mémorial de la résistance et des victimes du communisme.

Le pare-choc sera réparé en 3/4 d’heures dans un garage, démontage, soudures et remontage compris (venez faire réparer vos voitures en Roumanie!) et ça gratuitement…

Nous visitons le mémorial en fin d’après-midi. Il apporte des explications et une vue globale sur un pan entier de l’histoire de la Roumanie, à savoir la période entre 1945 et 1989 où le pays tombe sous le joug du communisme.

 

« Tout au long de sa domination, le communisme s’est maintenu par la terreur, la violence et le crime. Quoique son évolution ait été différente d’un pays à un autre et d’une période à une autre, il a survécu à de nombreuses décennies grâce à la répression. La lutte de classe, proclamée en tant que principe idéologique, ne l’a pas empêché d’exterminer non pas seulement ses adversaires assumés- les « bourgeois », les boyards (grands propriétaires terriens), les « impérialistes » et les « fascistes »- mais aussi ses alliés théoriques (ouvriers, paysans…), ses « compagnons de route » et ses propres protagonistes. »

Chronologie et géographie de la répression communiste en Roumanie.

Romulus Rusan.

Cette phrase reflète bien ce que l’on découvre dans cette ancienne prison politique transformée en mémorial et institut de recherche sur le communisme, où l’on a tenté avec pas mal de succès d’éradiquer l’élite intellectuelle et politique roumaine pendant près d’un demi-siècle.

On ne ressort pas indemne de cette visite qui entretient la « Mémoire » de cette époque sombre. Après on réalise mieux à quel point la liberté est un bien précieux. Réflexion utile surtout à l’heure actuelle…

 

Ce soir-là, en rejoignant Sapinta pour notre dernière étape en Roumanie, nous croisons un bon échantillon de ce que l’on trouve sur les routes roumaines:

 

Mercredi 6 juillet: visite du cimetière « joyeux », emblème de la ville de Sapinta où les stèles d’un bleu profond sont sculptées (par Ioan Stan Patras puis son apprenti) pour illustrer tout en humour quelques traits de personnalités du défunt. On a regretté de ne comprendre le roumain compte tenu des rires des visiteurs.

 

Nous roulons maintenant vers la Hongrie.

Difficile de résumer en quelques mots tous ces instants de plaisir et toutes ces belles découvertes faites ici. D’abord les paysages y sont variés et très beaux, les roumains sont particulièrement accueillants et c’est peu dire, la vie est bon marché pour nous français, et il nous semble que l’on partage quelque chose avec ce pays…

( les garagistes sont au top aussi!!)

monnaie: les Lei

1 euro= 4 lei

sécurité=RAS (nous n’avons pas fait de grandes villes)

En véhicule, attention au réseau secondaire!!

Possibilité de trouver de l’eau potable partout.

Campings rares mais camping sauvage autorisé et l’on trouve des emplacements partout pour peu que l’on s’éloigne des villes ou des villages.

Ne pas oublier d’acheter une vignette à l’entrée du pays, nécessaire pour tout le réseau routier.

Pas mal de chiens errants parfois en très mauvais état (conséquence de la collectivisation des logements sous Ceaucescu qui a forcé les propriétaires d’animaux à les abandonner; ils ont donc pullulé) donc ne pas oublier les vaccins pour nos chers toutous.

ROUMANIE (du 24 juin au 4 juillet)

Jeudi 23 juin: nous quittons la Bulgarie contraint et forcé… Chaleur trop difficile à supporter. Passage de la frontière Roumaine vers 23 heures. Nous trouvons une place après quelques heures de route non loin d’un asile? d’une ancienne entreprise d’état abandonnée? S’ajoutent à cela les chiens errants…Quoi qu’il en  soit c’était glauque…

 

Vendredi 24 juin: Nous changeons un peu de monnaie à Craiova, ville qui semble particulièrement vivante et agréable et là nous faisons une grosse erreur. Nous prenons la route 65C certe plus directe mais qui n’est pas une « route principale ». Les 100 pires kilomètres de notre voyage. Les vibrations coupent même le contact…

Arrivée à Horezu.

Nous trouvons un bel emplacement pour la nuit avant d’aller visiter le monastère le lendemain.

Nous reprenons la route après avoir acheté quelques céramiques, spécialité de cette ville. Direction la route de la Transfagarasan.

Le soir, nous nous arrêtons peu après Râmnicu dans une petite bourgade où nous faisons la rencontre de Claudia et sa famille. Nous sommes conviés le lendemain pour le café.

Super accueil de cette famille simple et si sympa qui vit mal ce qui vient de se passer en Angleterre puisque le mari de Claudia y travaille et son fils y est né. Cas concret des complications que peuvent engendrer des décisions politiques.

Maintenant il faut repartir. Nous n’irons pas bien loin. Le lac Vidraru nous accueille. En m’arrêtant, je me rends compte qu’un ventilateur qui avait été installé en plus du principal, pend sous le moteur et ne tient plus qu’à une vis… On apprend à lâcher prise en voyage (le moteur tourne de nouveau pas très rond en plus…) Mais quel cadre!!

Après cette étape, nous partons à l’assaut de la Transfagaracan, route incroyable qui monte progressivement et s’ouvre sur une montagne superbe, ponctuée de cascades. La forêt s’efface pour laisser place à une végétation plus rase adaptée au climat difficile. Ascencion impressionnante. Mais à deux kilomètres de l’arrivée , nous calons. Les problèmes mécaniques rencontrés en Bulgarie ressurgissent (on s’y attendait). On finit la montée en serrant les fesses, accompagnés d’un couple de français charmant qui nous viennent en aide en faisant voiture balaie après avoir partagé le déjeuner avec nous.

Nous arrivons en fin d’après-midi à Sibiu. Trop tard pour aller voir le garagiste. Nous dormons donc sur un parking très bien placé, à deux pas du centre historique. Le lendemain, mardi 28 juin, nous commençons par visiter la « petite Vienne », ville à l’architecture si typique. Façade de toutes les couleurs, maison de différentes époques mais l’ensemble s’unie à merveille. Nous découvrons l’architecture saxonne et luxembourgeoise (baroque), liées à l’histoire de la ville.

Nous perdons notre après-midi à chercher un garagiste, en vain: trop gros, trop long, pas le temps ou « c’est rien »…

Soit, nous dormons de nouveau à Sibiu.

Mercredi 29 juin: nous visitons le musée Astra de Sibiu où l’on découvre près de 300 bâtiments traditionnels regroupés en différentes sections: artisanat, industries traditionnelles, alimentation, bâtiments publics… Sorte d’instantané de la ruralité roumaine. Super intéressant même si on regrette un peu le manque de démonstration et/ou d’explications.

Nous faisons halte non loin d’Alba Iulia le soir.

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Le lendemain, nous trouvons à Alba Iulia un garagiste qui peut s’occuper du camion. Pendant ce temps, sous une chaleur encore difficile à supporter, nous visitons la très belle citadelle d’Alba Carolina conçue par un ingénieur (militaire) italien au 17ème siècle.

Après cette visite et après avoir récupéré le camion, nous sommes de nouveau acceuillis pas de charmants locaux et de nouveau, c’est un festin…

Vendredi 1 juillet: départ pour Sighisoara.

 

Et voilà la belle ville de Dracula, pas celui des films ou des livres, mais celle du comte Vlad III Dracul (son nom a été mis en scène longtemps après) connu pous les actes barbares qu’il commettait sur ses prisonniers. Connue pour être l’une des plus belle cité de Transylvanie, elle fût fondée au 12 ème siècle par des colons saxons ce qui lui donne cette allure très « allemande ».

 

Samedi 2 juillet: nous goûtons les eaux chaudes et bénéfiques du lac des ours à Sovata. Phénomène unique, les eaux douces de surface font loupe et chauffent les eaux salées en profondeur (le sel est omni-présent dans cette région signe de la présence passée de la mer dans cette zone). Le lac est donc à environ 30° en surface et monte jusqu’à 38 39° en profondeur. L’eau est particulièrement riche en minéraux et donc bénéfique.

Ambiance cocasse où les curistes viennent se baigner pour certain la bière à la main…

Le soir nous dormons à Praid. Les enfants trouvent vite un terrain d’entente avec les enfants du village.

 

 

Dimanche 3 juillet: mine de sel de Praid.

Encore en exploitation, une partie de la mine a été reconvertie en centre de traitement des maladies respiratoires. On y accède en car après une descente d’un kilomètre (un peu angoissante…) dans les entrailles de la mine. En bas, tout est fait pour que les gens trouvent à s’occuper pendant qu’ils inhalent un air saturé en sel: jeux pour les enfants, via ferrata, restaurants et même une église…

Spectacle étonnant!!

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Portail de l’école de Praid en bois typique de cette région.

 

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On trouve ces panneaux qu’en Roumanie…

 

Lundi 4 juillet: Bistrita que nous avons atteint la veille.

Encore une ville très agréable, plus par l’ambiance qui y règne que par son patrimone architectural. Mais ça nous convient parfaitement après toutes ces belles visites!

 

Il est temps pour nous de filer vers le nord. Les Maramures approchent…

LA BULGARIE (du jeudi 16 au jeudi 23 juin)

Premier contact musclé avec la Bulgarie. Aurélie prend une photo des drapeaux grecs et bulgares à la douane. Un douanier zélé manque de l’arrêter quand elle refuse de lui passer l’appareil photo pour la vérification (on croyait tous les deux qu’il allait le casser!). Tout cela se finit bien mais la tension est à son comble. On est tombé sur un nostalgique de l’ère communiste semble-t-il…

Premières formalités après le passage de la douane:  changer des euros en lev et acheter une vignette, obligatoire pour rouler sur les routes bulgares.

Première étape à Melnik, grand terroir bulgare. Nous y goûtons quelques bons vins dont des vins naturels très particuliers (cave Mitko Manolev).

Les caves y sont légion. Autre particularité de Melnik, la ville est cernée par des montagnes de sable!

 

Nous nous arrêtons le soir au monastère de Rojen, perdue dans les montagnes bulgares.

Après cette belle visite, nous prenons la route direction Belitsa, une ville qui accueille un parc dont la vocation est de recueillir des ours maltraités.

Nous découvrons sur ce parcours la ruralité bulgare, les routes défoncées (ça on connaissait déja en fait…), des conducteurs toujours plus kamikases et un pays qui semble sortir d’un autre temps.

La route serpente dans les montagnes de longs kilomètres, puis enfin, nous arrivons au parc des « Dancing Bears » ou ours dansants, nom donné aux ours domestiqués et exploités (et pour la plupart maltraités) pour les spectacles de rue (tradition courante en Bulgarie et en Serbie entre autre). Souvent recueillis en piteux état (certains n’avaient jamais hiberné avant leur arrivée au parc, certains autres portent les stigmates des maltraitances qu’ils ont subi), quelques uns y ont retrouvé leurs instincts d’animaux sauvage.

 

Nous quittons Belitsa ce samedi 18 juin et nous roulons longuement jusqu’au monastère de Rila, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Une nouvelle fois, la proximité d’un monastère nous permet de trouver un endroit calme pour la nuit.

Nous le visitons le lendemain, ce dimanche 19 juin.

Grandeur de ce monastère sublîme fondé au 10 ème siècle après J.C par Saint Jean de Rila, finesses de ses fresques qui ornent l’église, ambiance intranscriptible de ce lieu qui influenca spirituellement et artistiquement tout le monde orthodoxe…

Nous roulons longuement sans trouver d’aire pour s’arrêter. On se retrouve donc non loin de Sofia, sur le mont Vitosha. Usure nerveuse ce soir-là…

Enfin nous trouvons un endroit pour s’arrêter…

 

Lundi 20 juin. Nous arrivons à Sofia sur un parking répertorié sur une application (park4night), que nous utilisons parfois pour trouver des lieux pour s’arrêter. Pratique surtout dans les grandes villes.

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Nous retrouvons la veille de notre départ Robin et Estelle, des Rennais qui voyagent et qui ont effectué quasiment le même parcours que nous. Nous les avions rencontrés à Thessalonique. Nous partageons quelques bonnes anecdotes et un peu plus… Toutes ces belles rencontres nous font penser que la France est quand même bien représentée à l’étranger!! (d’autres ont suivi..)

 

Nous quittons Sofia ce mercredi 22 juin, direction le nord et Belogradchik.

Nous arrivons à Belogradchik en fin de journée après quelques problèmes mécaniques. Nous passerons quelques heures chez le garagiste. Nous repartons mais le problème n’est pas complètement résolu: nous avons de l’air dans le circuit de diesel. Affaire à suivre.

 

 

Dernière étape bulgare à Vidin. Nous avions décidé d’y passer la nuit car la ville était très agréable, mais la chaleur nous a contraint au départ. Nous passerons la frontière roumaine ce soir. Avant cela:

 

23h: il doit faire pas loin de 30° dans le camion et il n’y a pas un souffle d’air. On décide donc d’anticiper un peu notre arrivée en Roumanie. Passage de la frontière à 23h après une longue attente.

Souvenirs agréables de ce garagiste si froid et pourtant si sympa, de ces bulgares qui nous ont gâté avec des sourires ou avec quelques glaces (et quelques saucisses pour Minos!) de ces campagnes d’un autre temps et de cette belle et agréable capitale résolument dynamique!!!

GRECE (du 9 au 16 juin)

Jeudi 9 juin: nous partons à la découverte de Thessalonique. A l’approche de la ville, nous sommes confrontés à une circulation dense et un peu chaotique. Nous mettons plus d’une heure à trouver une place de stationnemment. Mais l’ambiance qui émane de cette ville « jeune » (fondée en 315 avant J.C mais qui regorge d’étudiants) et dynamique nous fait oublier cette fin de matinée un peu stressante.

 

Après cette visite, la plage nous manque déja. Nous partons donc non loin de là au sud de Théssalonique sur la péninsule de Kassandra. Mais notre incursion sera de courte durée car les hôtels succèdent aux bars et aux complexes luxueux. Ambiance très particulière. Cela ne nous empêchera pas de profiter d’un bout de plage et d’une eau toujours plus chaude…

Vendredi 10 juin: nous quittons cette péninsule pour une autre plus à l’est, la péninsule de Sithonia réputée plus sauvage. Nous ne serons pas déçu…

Porto Koufos, sud de Sithonia, une baie incroyable: eau limpide, avec des fonds qui plongent brutalement donnant des nuances incroyables à l’eau… On y rencontre un couple de français charmant qui voyage en voilier.

Nous passons notre temps dans l’eau et la roue tourne…

Samedi 11 juin: nous quittons Koufos, pour une autre plage plus au nord avec une vue imprenable sur le mont Athos, magnétique. Sarti.

Nous y rencontrons Sébastien, Marine et leurs deux filles avec qui nous passeront de très bons moments.

Vous nous avez manqué et la mer aussi a été dur à quitter comme prévu…

Après ces quelques jours délicieux, nous quittons donc définitivement la mer pour aborder la Bulgarie.

ahhhhhrrrrrr que c’est dur de quitter ce paysage, ce pays, ce charmant couple…

Etape au lac d’Irakléia où nichent de nombreuses espèces d’oiseaux: aigrettes, hérons, pellicans, cygognes,… Nous sommes à une quarantaine de kilomètres de la frontière.

Dernière étape à Sidirokastro après avoir passé la journée à Serres.

Difficile de conclure en quelques mots ces presque deux mois passés à découvrir ce riche pays. Les photos parlent d’elles-mêmes, on y trouve des paysages somptueux et variés.

Les grecs sont très accueillants et chaleureux même si la crise les a bien accablé peut être ici plus qu’ailleurs et les conséquences sont flagrantes: les prix dans les supermarchés sont quasiment aussi élévés qu’en France (du fait des taxes) alors que le revenu moyen est moitié moins élevé. Résultat personne dans ces magasins et tout le monde dans les rues à vendre ses marchandises. La dette n’est pas près d’être remboursée… On se rend alors bien compte que les décideurs européens sont bien loin de la réalité des peuples!

Bref , on recommande chaudement ce pays, et s’y rendre en camping car est une super option puisqu’on y trouve des emplacements partout et de nombreux services. Seuls les magasins de pièces pour les campings cars sont très rares alors il faut prévoir. Les aires de services sont également rares mais les campings omni-présents.

Attention aux tarifs touristes surtout pour la nourriture.

Gasoil: 1,05 euros

Sécurité: R.A.S

Attention au réseau secondaire surtout en montagne. Compter 30 40 km/h max de moyenne

Coût de la vie: en moyenne, 25% moins cher qu’en France.

 

GRECE ( du 30 mai au 8 juin )

Etienne, tu nous disais que tout avait l’air beau sur le blog. Et bien par exemple, ce lundi 30, au lieu de rester dormir près du temple, nous avons décidé de poursuivre la route alors qu’il était déja près de 19h. Résultat, on a erré, on s’est perdus pour finalement s’arrêter vers 21h sur un parking lugubre d’une petite ville peuplée de voitures roses avec de gros, très gros pots d’échappement. Heureusement la nuit ne fût pas à l’image de la soirée.

Nous voilà donc le 31 mai (déja). Delphes est la prochaine étape. Mais avant, pause au camping de Chrisso à quelques kilomètres du site archéologique pour nos impératifs habituels.

La vue du camping sur la vallée d’Itéa était exceptionnelle. Heureusement, il y avait une piscine. Je dis ça car certains doivent penser qu’on fait beaucoup de visites de vieilles pierres, d’églises et de monastères et que les enfants doivent en avoir marre. Oui, les enfants décrochent parfois un peu mais il faut savoir qu’en Grèce, il n’y a pas de piscines, ni de badaboom… Et pour couronner le tout, ceux-ci sont étroitement surveillés à chaque visite et n’ont le droit au moindre faux-pas. Donc l’eau est l’exutoire de ces malheureux enfants…

Nous quittons le camping ce vendredi 3 juin, direction Delphes.

Delphes est un site empreint de mysthicisme qui eût une grande importance sur le sort de certaines grandes cités grecques. En effet on venait ici chercher des réponses auprès du Dieu Apollon. Sa volonté était ainsi exprimée à travers la voix de la Pythie, jeune Delphienne qui mise en état de transe, devenait la voix d’Apollon. Ses réponses étaient interprétées par les oracles (prophètes).

 

Après cette longue journée, nous trouvons le repos à Itéa.

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Nous repartons ce matin-là, samedi 4 juin direction le Pelion, péninsule tout à l’est de la Grèce continentale. Pause à Agria, plage de « bois » après un bref passage à Volos. Chaleur étouffante. Heureusement, une fois de plus la mer n’est pas loin.

Nous abordons Le Pelion ce dimanche 5 juin. Contraste des paysages puisque sur cette péninsule, la végétation se transforme, les oliviers cèdent la place aux hêtres et aux platanes orientales, signe de la présence de nombreuses sources d’eau. La route est sublîme et une nouvelle fois met à rude épreuve le camion.

Lundi 6 juin.

Nous roulons maintenant vers les Météores… Nous nous arrêtons à leurs portes.

Mardi 7 juin.

Nous voilà aux Météores. Il faut imaginer qu’ici, il y a très longtemps l’eau a été assez puissante pour scupter ces roches.

Croyant ou non, difficile de rester indifférent à ces blocs de grès qui s’érigent pour certains à plus de 300 mètres et à la sérénité qui baigne les monastères à leur sommet, ni d’ailleurs d’éprouver du respect pour ces ermites qui ont escaladé ces blocs il y a 1000 ans pour y construire des monastères!!!

 

Après cette impressionnante visite, nous filons direction Thessalonique et faisons halte au bord d’un lac, à Goules exactement, refuge pour les cygognes et les pellicans entre autre. Nous y rencontrons Dimitris, en pleine séance de dressage avec ses chiens. Nous aurons le droit à deux séances pour Minos qui doit encore se souvenir de ce dresseur particulièrement exigeant et tenace…

Mercredi 8 juin.

En route pour Théssalonique, nous errons dans les montagnes de longues heures en pensant avoir pris un raccourci…Ceux-ci n’existent pas en Grèce, surtout losque l’on emprunte le réseau secondaire. Nous faisons donc halte à Veria (la petite Jérusalem, appelée ainsi car on y trouve pas loin d’une soixantaine d’églises) après de longues heures de route. Cette ville vit un certain Alexandre (le Grand…) sur les bancs de son école et un certain Philippe II de Macédoine (son père) y est enterré.

De par son histoire, elle est marquée par la civilisation byzantine et son élégante vieille ville (un peu délaissée) en est la marque.

Après cette pause salvatrice, nous préférons nous arrêter en périphérie de Thessalonique pour la nuit. Nous ne sommes qu’à une vingtaine de kilomètres de Veria. Rencontre avec de sympathiques jeunes grecs avec qui ils ont pu s’initier à l’alaphabet grecque.

Grèce ( du 25 au 30 mai)

Ce mercredi 25 mai, après avoir visité le très beau site d’Epidavros, nous roulons jusqu’à Korfos, le dernier lieu que nous ont conseillé Roger et Monique.

Korfos se situe à une cinquantaine de kilomètres au sud du canal de Corynthe (qui fait correspondre le golf de Corynthe avec le golf Saronique). Il fait 25 mètres de large… (impressionnant de voir ces gros bateaux engouffrés dans le canal avec quelques dizaines de centimètres de chaque côtés!!)

Le canal traverse une bande de terre de six kilomètres de large séparant le Péloponnèse de la Grèce continentale.

Parfait pour se reposer et décompresser un peu des derniers jours qui nous ont un peu éprouvés et nous préparer à une étape importante à venir: Athènes…

 

 

Après cette étape salvatrice, nous filons vers le Pirée où nous avons entendu parler d’un parking bien situé et pratique pour aborder Athènes. Nous appréhendons un peu cette étape car il fait très chaud, nous savons que Minos ne sera accepté sur les sites que nous voulons visiter et nous devons dormir sur un parking en plein centre ville d’une grande agglomération…

Ce vendredi 27 mars, nous quittons notre havre et quittons aussi le Péloponnèse. Arrivée au Pirée en fin d’après-midi. Il fait toujours aussi chaud sauf que là, il n’y a pas d’air.

Heureusement, l’accueil de Maria, la gérante du parking nous met un peu de baume au coeur. Elle pourra gader Minos pendant nos escapades à Athènes, nous donne tous les bons conseils… Bref, cette femme est géniale. Nous suivons donc ses conseils et partons découvrir le Pirée le soir même.

Première nuit compliquée dans la chaleur et les moustiques virulents…

Le lendemain, nous partons à l’assaut d’Athénes. Nous voulions arriver tôt pour éviter la chaleur. Objectif complètement atteint, puisque nous arrivons vers midi sur le site de l’Acropole, probablement le site d’Athènes le plus exposé. Il doit faire dans les 30, 35° à l’ombre…

 

Dans l’après-midi, nous découvrons le quartier de PLAKA, un vieux quartier d’Athènes très touristique mais où l’on peut découvrir quelques merveilles au détour de petites ruelles.

 

 

Le lendemain, nous repartons à Athènes pour découvrir le musée de l’Acropole, ouvert il y a quelques années.

Très bien conçu, on peut y admirer de magnifiques pièces retrouver sur le site de l’Acropole entre autre. Je ne rentrerai pas dans les détails, mais à notre tour, nous le conseillons à tous ceux qui veulent se rendre à Athènes.

Après cette visite, nous filons vers le parlement pour voir la célèbre garde nationale.

 

Après cette journée déja bien rempli, nous filons découvrir, toujours sur les conseils de Maria et avec elle, Olympia, un navire de guerre grec de l’antiquité (ou trière) qui mouille sur le port du Pirée pour quelques jours. Rapide (il embarquait 170 rameurs) et maniable, il était conçu pour éperonner les navires ennemis.

Superbe reconstitution que des matelos grecs faisaient visiter avec passion.

Ce lundi 30 mai, nous quittons Maria (snif) et roulons jusqu’à l’extrême pointe sud de la péninsule d’Athènes pour voir le célèbre temple de Poseïdon à Sounio (ce temple est souvent utilisé pour les cartes postales de Grèce).

Maria, on te remercie pour ces discussions passionnantes et pour tout le reste… Le Pallet t’attend…